La Scourtinerie (Nyons)

Ok cela ne se mange pas! Mais cela vaut néanmoins le coup d’oeil!

Il s’agit d’un artisanat local développé autour de la production d’huile d’olive.

Le scourtin, réalisé en fibres végétales est une poche et un filtre qui permet, depuis l’Antiquité d’extraire l’huile d’olive. Il est actuellement réalisé en fibres synthétiques pour les professionnels qui s’en servent. Une dernière scourtinerie existe en France, à Nyons, dans la Drôme provençale. Fondée en 1882, elle perpétue toujours le tissage traditionnel tout en proposant aux particuliers des scourtins qui servent de tapis, dessous de plat et paillassons originaux.

Les fouilles archéologiques ont démontré que les Grecs et les Romains utilisaient les mêmes principes pour obtenir leur huile. Après avoir testé différentes façons d’extraire l’huile: torsion d’un linge dans lequel avait été placée la pâte d’olive; rouleaux de pierre maniés à la main pour essorer la pâte, les oléiculteurs de l’Antiquité, un demi-millénaire avant notre ère, en arrivèrent au pressoir à levier.

Dans un premier temps, la pâte d’olive était mise dans des sacs ou des linges, afin d’être compressée à l’aide d’un tronc d’arbre. Ce fut un siècle avant notre ère qu’apparut le pressoir à vis plus performant. La pression se faisant sur la pâte d’olive, il fallait la maintenir dans des sacs spéciaux en fibres végétales. C’est la naissance du scourtin.

 

 

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