Prendre sa place…

A table!

Il y a Marcel, l’habitué, qui a sa table réservée dans le petit restaurant de son quartier.

Il y a, tout un chacun, vous, nous qui prenons, de manière plus ou moins convenue, une place autour de la table familiale.

Et, parfois…

Paralysés par l’absence de plan de table, la peur de ne pas savoir où se mettre.

Mais encore…

La nécessité de combler l’espace laissé vacant par l’absent…un certain besoin de retrouver l’équilibre, donner la bonne place aux choses, la bonne hiérarchie ou encore la situation qui évite les conflits.

Et, puis…

La place que l’on laisse libre…prêt à dégainer l’assiette pour l’invité impromptu.

Aussi…

La place que l’on dresse pour le fils qui viendra…peut-être.

Il y a la place du père.

La place occupée par celui qui ne viendra plus. Fichue place vide.

Il y a le voisin que l’on choisit.
Le tête à tête, le face à face que l’on recherche ou bien alors que l’on ne veut pas supporter, endurer.

Il y a la place libre que nul n’ose occuper, laissée vacante par celui qui pèse déjà par son absence.

Enfin…

Il y a la place que l’on libère pour le nouvel invité de passage, la chaise haute de bébé ou la nouvelle fiancée qui, à présent, a le droit de siéger.

Ainsi va la vie…reste à table s’il te plaît…

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